Golfe de Piran: feu vert pour l’arbitrage international entre la Slovénie et la Croatie

Le Courrier des Balkans

Golfe de Piran: feu vert pour l’arbitrage international entre la Slovénie et la Croatie

Mise en ligne : jeudi 19 janvier 2012
 
La Slovénie et la Croatie se sont mises d’accord sur la composition de la commission chargée d’arbitrer le différend frontalier qui les oppose dans le Golfe de Piran. Depuis leur accession à l’indépendance, les deux républiques n’ont jamais pu se mettre d’accord sur le tracé de leur frontière terrestre, déterminant l’accès de la Slovénie aux eaux internationales.

Par Simon Rico

(Avec Dailyportal.hr) - La commission, présidée par le juge français Gilbert Guillaume, va pouvoir se mettre au travail sans tarder. Elle sera également composée de l’Allemand Bruno Simma et l’Anglais Vaughan Lowe.


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« C’est très encourageant que nous ayons pu trouver si vite un accord sur une question aussi délicate », a déclaré le Premier ministre croate Zoran Milanović. Zagreb et Ljubljana ont choisi ce panel parmi une série de propositions soumises par la Commission européenne, ajoutant chacun un membre : Budislav Vukas pour la Croatie, Jernej Sekolec pour la Slovénie.

« Notre gouvernement va poursuivre les discussions. La Croatie et la Slovénie ont fait un premier pas important pour la mise en œuvre d’un arbitrage international », a déclaré Vesna Pusić, ministre croate des Affaires étrangères.

Depuis leur indépendance en 1991, Zagreb et Ljubljana n’ont jamais réussi à se mettre d’accord sur la définition de leur frontière commune au niveau du golfe de Piran, essentiel pour l’accès maritime de la Slovénie.

La Croatie et la Slovénie avaient accepté un arbitrage international, décision que Ljubljana avait soumise à référendum. La courte victoire du oui le 6 juin 2010 avait mis un terme à plus d’un an de crise diplomatique, la Slovénie bloquant le processus d’adhésion de sa voisine à l’UE.

Les deux Premiers ministres de l’époque, Jadranka Kosor et Borut Pahor, avaient alors convenu qu’un panel international réglerait le différend, sans possibilité d’appel. La procédure d’arbitrage devrait durer plusieurs années, et son coût est évalué à une dizaine de millions d’euros, qui seront équitablement payé par la Slovénie et la Croatie.