Bòsnia en un carreró sense sortida (des de Dayton)
BIRN, courrierdesbalkans

Bosnie-Herzégovine : la crise politique inquiète l’UE et les USA

Traduit par Basile Perret
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Mise en ligne : samedi 5 septembre 2009
La crise politique en Bosnie s’est gravement intensifiée la semaine dernière, avec des démissions de ministres et menaces de boycott. Des représentants du gouvernement américain et de l’Union Européenne sont en Bosnie pour s’entretenir avec les différentes parties présentes sur l’échiquier politique du pays.
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Le Sous-Secrétaire d’État Stuart E. Jones

Selon Stuart E. Jones, Sous-secrétaire d’État chargé des affaires relatives à la région des Balkans, les États-Unis s’inquiètent de l’actuelle situation politique en Bosnie et du manque d’engagement de ses dirigeants face au processus d’adhésion à l’Union Européenne (UE) et à l’OTAN.

« Le gouvernement américain est inquiet, car nous n’avons pas vu de mesures prises qui refléteraient l’engagement des dirigeants bosniens dans l’intégration euro-atlantique », a déclaré Stuart E. Jones.

Stuart E. Jones et Zoltan Martinusz, directeur au Secrétariat général du Conseil de l’UE pour les Balkans occidentaux, l’Europe de l’Est et l’Asie Centrale, ont effectué une visite commune de deux jours en Bosnie-Herzégovine.

La crise politique qui perdure en Bosnie depuis trois ans s’est intensifiée la semaine dernière. La visite diplomatique illustre l’inquiétude grandissante de la part des États-Unis et l’UE face à cette crise, qui remet encore une fois en question la Constitution et l’intégrité territoriales du pays.

« Après quatorze années d’intenses efforts internationaux pour stabiliser et reconstruire la Bosnie, le pays est maintenant au bord de l’effondrement. Pour la première fois depuis novembre 1995 et la signature des accords de Dayton qui ont mis fin à trois ans et demi d’affrontements armés et de massacres de civils, les Bosniens parlent d’une possible nouvelle guerre », ont récemment averti des analystes du Conseil des relations étrangères (CFR).

La visite de Stuart E. Jones et Zoltan Martinusz a lieu seulement une semaine après la publication d’un article du CFR, et fait suite à de nombreuse réunions et conférences officielles consacrées à cette nouvelle crise.

Après avoir rencontré, mercredi 2 septembre, des dirigeants serbes de Bosnie à Banja Luka, des diplomates ont exprimé leurs vives inquiétudes face à l’imbroglio politique actuel. Ils ont rencontré jeudi des dirigeants bosniaques et croates de Bosnie à Sarajevo.

Après la réunion de mercredi, Milorad Dodik, Premier ministre de la Republika Srpska, a affirmé qu’une des conditions essentielles à remplir pour l’adhésion de la Bosnie à l’UE était la fermeture du Bureau du Haut Représentant (OHR).

Milorad Dodik, qui est perçu par la plupart des observateurs comme l’un des principaux responsables de la radicalisation de la vie politique bosnienne depuis 2006, a accusé les autres politiciens de maintenir sciemment une situation de crise pour justifier la présence prolongée du Haut Représentant.

Interrogé sur l’éventuelle existence de pressions internationales exercées à son encontre lors de la réunion de mercredi, Dodik a répondu que tous les gestes de la communauté internationale pour faire pression sur les politiciens du pays seraient inutiles et contre-productifs.

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