intel.ligent maniobra de RSF en els sponsors dels JJOO de Pekín

Reporteros Sin Fronteras, accionista militante

CAMPAGNE. L'association interpellera les sponsors les plus en vue des JO chinois, dont Swatch.
Ram Etwareea
Vendredi 4 avril 2008
letemps.ch 
Reporters sans frontières (RSF), l'association internationale de défense de la liberté de la presse, fait un pas de plus dans sa campagne appelant au boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques en Chine. Après avoir manifesté à Lausanne, à Hongkong et à Athènes, RSF s'en prend cette fois-ci aux sponsors internationaux, et pas les moindres: Coca-Cola, Adidas, McDonald's (MCD), Atos Origin et le groupe suisse Swatch (UHR.VX). «Nous détenons le nombre nécessaire d'actions dans chacune de ces sociétés, ce qui nous permettra d'interpeller les dirigeants lors de leur prochaine assemblée générale, explique Robert Ménard, secrétaire général de l'association depuis sa création en 1985. En tant qu'actionnaire, nous sommes soucieux de la valeur de nos actions: elles risquent de souffrir à cause de la participation des entreprises aux JO en Chine.»

RSF, dont le budget annuel s'élève à quatre millions d'euros, n'ira pas seulement interpeller les sponsors. Elle organisera aussi des manifestations lors de chaque assemblée générale. Deux rendez-vous sont déjà pris: le 16 avril dans le Delaware, où se tiendra celle de Coca-Cola, et le 8 mai à Furth, en Allemagne, pour celle d'Adidas. «Nous viendrons aussi en Suisse pour manifester contre Swatch», poursuit Robert Ménard, habitué des coups d'éclats. Contacté par Le Temps, le groupe suisse n'a pas voulu réagir à cette menace.

«Prédateur de la presse»

Sur son site internet, RSF classe le président chinois Hu Jintao dans la liste de «prédateurs de la presse». Selon son rapport 2008, près de 180 correspondants de la presse étrangère ont été arrêtés ou harcelés et 51 journalistes chinois ont été emprisonnés l'an dernier en Chine.

RSF compte avant tout sur le succès médiatique de son initiative. «Nous ne savons pas si elle sera efficace, mais nous voulons attirer l'attention sur le manque de liberté d'expression en Chine», ajoute Robert Ménard.

Ce n'est pas la première fois qu'un groupe d'intérêt choisit la stratégie d'actionnaire militant pour atteindre ses objectifs. Des petits porteurs, des caisses de pension ou encore des fonds de placement tentent par ce biais d'influencer les décisions des entreprises, notamment dans le domaine de droit de l'homme ou de la protection de l'environnement.

Cuando RSF hace entrismo en Coca-Cola para denunciar los JJOO
S'offrir des actions pour interpeller, lors de l'assemblée des actionnaires, ce sponsor des JO de Pékin : voilà le but de Reporters sans frontières, qui a également investi chez McDonald’s, Swatch, Adidas...
Reporters sans frontières est devenu actionnaire de Coca-Cola. Mais aussi d’Adidas, de McDonald’s, Swatch et Atos Origin (services informatiques). Leur point commun: ces multinationales sont toutes sponsors des Jeux Olympiques de Pékin. L'objectif de l'ONG est de pouvoir interpeller ces entreprises lors de leurs assemblées générales des actionnaires. «Nous jouons du droit des actionnaires», explique Robert Ménard, secrétaire général de RSF, confirmant une information du quotidien gratuit 20 Minutes.
Lors de ces assemblées, l'association va interpeller ces multinationales avec «des questions toujours orientées business et valeurs vis-à-vis de leurs actionnaires», souligne Fanny Dumont, responsable administrative et financière de RSF. «C'est d'autant plus facile que toutes ont investi massivement pour être sponsors et que toutes se targuent d'avoir des valeurs qui font la promotion de l'esprit olympique», dit-elle.

RSF a également l'intention d'organiser des manifestations devant les lieux où se dérouleront les assemblées générales «pour sensibiliser le grand public et les actionnaires». La première assemblée générale, celle de Coca-Cola, aura lieu le 16 avril dans le Delaware (USA) avant celle d'Adidas le 8 mai à Furth, près de Nuremberg (Allemagne).
2-IV-08, liberation.fr

CHINA: OLYMPIC FLAME TURNS UP HEAT ON SPONSORS

Corporate Social Responsibility Rhetoric Does Not Match Reality

(New York, April 17, 2008) - With fewer than four months remaining until the start of the Beijing Games, corporate sponsors of the Olympics risk lasting damage to their brands if they do not live up to their professed standards of corporate social responsibility by speaking out about the deteriorating human rights situation in China, Human Rights Watch said today.
Read more at: http://www.hrw.org/english/docs/2008/04/16/china18572.htm